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Un plaidoyer pour des garde-boue efficaces

Comment les rendre efficaces en toute saison

Si la mode cycliste des années 1970 a popularisé le vélo auprès des adultes, elle a malheureusement fait disparaître les garde-boue comme équipement de base. Il s’agissait sans doute d’une habile technique pour augmenter les profits (le prix avait-il baissé ?) et certaines méchantes langues ajouteraient qu'il s’agissait également d’un sombre complot organisé pour que le vélo ne puisse servir de véritable véhicule de transport. Mais passons...

Bien des gens s’opposent aux garde-boue. Certains ont peur d’apesantir leur vélo de quelques centaines de grammes, d’autres pensent que la résistance accrue les ralentira de 0,1 km/h, d’autres enfin trouvent que cela gâche le coup d’oeil. En fait, je ne vois que deux raisons pour se passer de garde-boue :

–  ne jamais rouler sous la pluie, ni sur une route mouillée ni dans des nids-de-poule humides ;

–  rouler hors route, dans des sentiers remplis de boue qui colle sur tout.

D’ailleurs, avez-vous déjà remarqué qu’il pleut souvent au Québec et dans une bonne partie de l’Amérique du Nord ? Quoi de plus agréable que d’entrer au bureau avec l’habit d’une moufette : une belle barre noire au milieu d’un bel imperméable jaune ? Très seyant, n’est-ce-pas ?

Pourtant, des garde-boue complets évitent ces problèmes. Un petit problème, cependant : ils ne protègent pas les pieds. Rallonger le garde-boue avant n’est pourant pas la solution, car celui-ci se casserait à la moindre descente d’une chaîne de trottoir (même à côté su vélo). Il doit bien y avoir un autre moyen.

Les bavettes : une façon ingénieuse d’améliorer les garde-boue

L’idée originale vient d’Alex Wetmore. Cette page illustre comment fabriquer économiquement des bavettes efficaces qui accroissent notablement la protection offerte par des garde-boue complets.

Le concept d’Alex Wetmore

Voici une traduction des faits saillants présentés sur le site d’Alex Wetmore.

La traduction viendra plus tard...

Le concept

Voici maintenant les différences entre son concept et le mien.

Les matériaux

On vend dans les quincailleries du coin du tapis de caoutchouc au mètre. Il existe plusieurs qualités et je vous recommande d’utiliser le modèle économique qui est plus économique et plus léger. Jusqu’à maintenant, je n’ai dû remplacer qu’une seule bavette, et ce, après trois années d’utilisation quotidienne.

Tuyau :

–  La matière première est économique. Mon expérience me dit qu’il est donc préférable de couper des bandes trop longues, puis de les tailler à nouveau après les avoir installées sur le vélo.

Pour les attacher aux garde-boue

Je fore avec soin quatre trous séparés de 15 mm (le long de l’axe), dans le garde-boue et dans la bavette. J’utilise des attaches rapides (« zip tie ») noires pour fixer la bavette à la base du garde-boue. Et pour accroître la rigidité, je m’assure qu’une des attaches passe autour de la ferrule qui retient les haubans du garde-boue.

Tuyaux :

–  L’expérience me montre qu’il est préférable de forer deux trous, d’attacher la bavette avec une première attache, puis de forer les deux autres trous.

–  Comme l’eau revolle à l’arrière du pneu, la bavette doit être insérée à l’intérieur du garde-boue.

La bavette avant vue de près

Voici un gros plan de la bavette avant. Remarquez une des attaches rapides près du sommet de la photo..

L’arrière du vélo

Voici mon vélo de cyclotourisme, tel qu’un automobiliste le verrait sur la route. On y voit la bavette, les réflecteurs et le matériau réfléchissant.
Sur la bavette, on retrouve deux réflecteurs ambres et un réflecteur rouge à peine visible sous ceux-ci. On retrouve aussi en permanence un feu arrière Vistalite SuperNebula sur la tige de selle (non visible), ainsi qu’un poteau derrière le porte-barages sur lequel on retrouve un autre feu arrière Vistalite SuperNebula, un feu arrière MEC et un réflecteur ambre à la verticale. Une bande réfléchissante blanche et rouge est également collée sur le garde-boue. Une telle abondance de feux et de réflecteurs s’avère fort utile lorsqu’on roule de nuit sur la route.

La bavette avant

Son utilité
Elle sert non seulement à garder les pieds au sec, mais elle protège également le pédalier et la chaîne des projections de la route. Je minimise donc l’entretien du jeu de pédalier et les remplacements de chaîne, même si je roule sous la pluie, la neige et la glace.

Le concept :
Cette bavette a 100-120 mm de largeur et descend jusqu’à 60-80 mm du sol.

–  Découper d’abord une bande rectangulaire de caouthouc de 130 mm de largeur par 500 mm de longueur, en mettant les motifs sur le sens de la longueur.

–  Rétrécir la bande à la largeur du garde-boue (environ 35-45 mm de largeurur) sur les 80 mm du haut. Pratiquer ensuite une transition sur les 60 mm suivants.

–  Forer ensuite quatre trous dans le garde-boue et la bavette, tel qu’expliqué précédemment. Fixer la bavette au garde-boue à l’aide de deux attaches rapides.

–  Si nécessaire, rétrécir légèrement la bavette pour qu’elle soit symétrique.

–  Couper à la longueur désirée. En pratique, je coupe la bavette pour qu’elle arrive à 50-60 mm du sol. Après avoir roulé, je la raccourcis légèrement si je constate qu’elle frotte sur les ralentisseurs ou si j’ai l’impression de pelleter trop de neige. Généralement, la bavette finit par descendre jusqu’à 60 à 80 mm du sol.

La bavette arrière

Son utilité
Elle est surtout utile aux autres. Le garde-boue arrière protège normalement ceux qui vous suivent, sauf si ils suivent de trop proche ou lorsqu’on roule en peloton. La protection est toutefois inadéquate dans la neige ou lorsque l’on tire une troisière roue (demi-vélo pour enfant) ou une carriole. Or j’ai utilisé ces deux véhicules.
La bavette arrière est aussi l’endroit par excellence pour installer de grands réflecteurs d’auto, lesquels sont visibles de plus loin que les réflecteurs multi-directionnels vendus pour les vélos. Et en plaçant ces réflecteurs près du sol, on améliore leur réflectivité aux phares d’auto – et même aux phares de code.

Le concept :
Elle a 120-130 mm de largeur est descend jusqu’à 60-80 mm du sol.

–  Découper d’abord une bande rectangulaire de caouthouc de 140 mm de largeur par 600 mm de longueur, en mettant les motifs sur le sens de la longueur.

–  Rétrécir la bande à la largeur du garde-boue (environ 35-45 mm de largeurur) sur les 80 mm du haut. Pratiquer ensuite une transition sur les 70 mm suivants.

–  Forer ensuite quatre trous dans le garde-boue et la bavette, tel qu’expliqué précédemment. Fixer la bavette au garde-boue à l’aide de deux attaches rapides.

–  Installer alors des réflecteurs sur la bavette et rétrécir légèrement la bavette pour qu’elle soit symétrique.
Les réflecteurs d’automobile qu’on retrouve dans la plupart des magasins de pièces d’auto conviennent à merveille. Canadian Tire vend de grands réflecteurs adhésifs de 2.5 po x 5 po ; on jurerait qu’ils ont été conçus pour le vélo !

•   Enlever le papier protecteur et coller un (ou deux) réflecteur ambre ainsi qu’un réflecteur rouge sur la bavette.

•   Rétrécir la bavette au besoin.

•   Forer soigneusement un trou dans la bavette vis-à-vis chacun des trous qui se trouve aux deux extrémités des réflecteurs. Installer ensuite des attaches rapides, car l’adhésif ne résistera pas au sable, à la boue ni à la neige.

–  Couper à la longueur désirée. En pratique, je coupe la bavette pour qu’elle arrive à 50-60 mm du sol. Après avoir roulé, je la raccourcis légèrement si je constate qu’elle frotte sur les ralentisseurs ou si j’ai l’impression de pelleter trop de neige. Généralement, la bavette finit par descendre jusqu’à 60 à 80 mm du sol.

Dans le même ordre d’idées, j'ai apposé une bande réfléchissante rouge et blanche (le type approuvé par Transports Canada pour les camions) sur le garde-boue arrière. Cela améliore non seulement la visibilité nocturne, mais aussi la visibilité en lumière réduite.

© 2004  —   Mise à jour : 2010-08-15

 


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